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Selon les conditions de l’armistice, le gouvernement français doit payer des frais d’Occupation considérables aux autorités allemandes. Ils se montent à 400 millions de francs par jour, ce qui permet aux Allemands de réquisitionner d’autorité, tout en payant, quantité de biens et de marchandises en France.
Pour loger les soldats allemands tout d’abord, la Kommandantur de chaque commune réquisitionne et loue la plupart des hôtels et des pensions de famille. Selon le paragraphe 18 de la Convention d’Armistice, les frais d’entretien des troupes d’occupation sur le territoire français étant à la charge du gouvernement français, les milliers de maîtres d’hôtel, femmes de chambre, cuisiniers, serveuses et blanchisseuses qui y travaillent sont directement payés par les préfectures via les receveurs municipaux.
Quand une commune n’a pas d’hôtellerie et que des troupes allemandes doivent y loger, parfois c’est l’école qui est réquisitionnée ; souvent les propriétaires de maisons doivent la partager avec des soldats en louant une chambre ou deux, parfois ils sont tout simplement expulsés de chez eux.

 
 
 
 

Le 6 octobre 1941, le général allemand von Stulpnagel, commandant supérieur militaire en France, publie une ordonnance valable pour toute la zone côtière stratégique : tous les habitants devront posséder un Ausweis spécial à obtenir auprès de la Kommandantur la plus proche ; ceux dont la résidence principale n’est pas dans la zone côtière devront déménager ; enfin, les locations estivales n’auront plus cours. Les Allemands réquisitionnent alors les infrastructures touristiques qui ne sont plus utilisées. Ils se réservent le plus souvent casinos, cinémas, cercles nautiques, manèges de chevaux, tennis et golfs. Pour se détendre, ils réquisitionnent parfois des cabarets qui sont alors interdits aux Français ainsi que des maisons closes.
Les réquisitions sont aussi animales, les Allemands achètent des milliers de porcs, de vaches et de chevaux, ce qui diminue la production agricole dans les campagnes. Ils réquisitionnent le combustible, les camions, les voitures puis même les bicyclettes… Ainsi que les hommes, pour travailler chez eux en Allemagne et pour construire leurs défenses en France.

 
 
 
 

Le 16 août 1940, l’économie française devient semi dirigée. Le gouvernement de Vichy promulgue en effet une loi créant des Comités d’Organisation (CO) pour chaque branche de l’industrie et du commerce, selon le modèle existant en Allemagne. Ces comités, qui s’inspirent des idées d’économie corporative, seront chargés du contrôle économique des usines. Le 10 septembre suivant, suite à une loi du gouvernement de Vichy sur « la répartition des produits industriels », douze sections de l’Office Central de la Répartition et de la Production Industrielle sont mises en place, dans lesquelles siège un délégué allemand. Cette loi va permettre à l’Allemagne d’attribuer les matières premières aux entreprises qu’elle juge prioritaires. Les entreprises qui travaillent à la construction du mur de l’Atlantique en feront évidemment partie. Elles ne manqueront pas de machines-outils, de fer ou de ciment. Les grandes entreprises de construction automobile, navale et aéronautique vont également continuer à fabriquer des pièces détachées qui, une fois assemblées, deviendront des chars, des camions, des bateaux et des avions de l’armée allemande.

 
 
 
 
 


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