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L’Armistice entre la France et l’Allemagne est signé le 22 juin 1940 à Rethondes entre le général français Huntziger et le général allemand Keitel. Un deuxième armistice avec les Italiens, entrés en guerre contre la France le 10 juin, est signé deux jours plus tard à Rome. Cependant, les troupes allemandes continuent leur progression vers le sud, le long du littoral atlantique et atteignent la frontière espagnole à Saint-Jean-de-Luz, le 27 juin.
La Wehrmacht a fait 1 830 000 prisonniers français lors de la Campagne de France. Elle va en libérer environ 200 000 dans les semaines qui suivent. L’Alsace et la Lorraine ayant été intégrées dans le Troisième Reich, 75 000 Alsaciens et Lorrains prisonniers de guerre sont aussitôt libérés et rapatriés dans leur province. La plupart d’entre eux seront obligés d’endosser l’uniforme allemand par la suite, d’où leur surnom de « Malgré-nous ».
Suivent ensuite la plupart des grands blessés, les personnels sanitaires, les employés des chemins de fer, les membres des forces de police et de gendarmerie ainsi qu’une partie des anciens combattants de 14-18. Les troupes coloniales nord-africaines ne sont pas envoyées en Allemagne, elles sont démobilisées et utilisées la plupart du temps sur place dans des compagnies de travailleurs. Un certain nombre de soldats prisonniers en France dans des « Frontstalags » profitent aussi de complicités sur place pour s’évader et rejoindre leur foyer.

 
 
 
 

Les autres, soient 1 600 000 soldats français, sont acheminés dans des camps de prisonniers de guerre en Allemagne durant les six mois qui suivent l’arrêt des combats. Les soldats et les sous-officiers se retrouvent dans l’un des 56 « Stalags » où ils sont soumis au travail tandis que les officiers français, regroupés dans 14 « Offlags », ne sont pas obligés de travailler et continuent de percevoir leur solde, selon les conditions de la Convention de Genève.
Les soldats et les sous-officiers travaillent, selon leur emploi précédent, dans des usines ou chez des agriculteurs, ce qui est souvent préférable. Tous souffrent de l’éloignement de leur famille et d’une attente continuelle sans savoir quand ils pourront rentrer. Les prisonniers ont le droit de recevoir quatre courriers par mois, sur des imprimés spéciaux visés par la censure, ainsi que des colis. Chaque commune essaie de créer des Comités d’Entraide aux prisonniers pour recueillir des fonds et leur envoyer des colis régulièrement. Des kermesses et toutes sortes de manifestations se mettent en place dans le même but.

 
 
 
 

Au début de l’année 1941, des accords interviennent entre l’Etat Français et les autorités d’occupation pour permettre la libération d’une partie des prisonniers de guerre français en Allemagne. Il s’agit des pères de famille de quatre enfants mineurs, des frères aînés de quatre enfants, de certaines catégories de fonctionnaires, d’agriculteurs et d’artisans (menuisiers, charpentiers, cimentiers, ferrailleurs) nécessaires au redémarrage de l’économie. Bien que de retour dans leur famille, ces hommes en « Congé de captivité » gardent le statut de prisonniers de guerre et doivent régulièrement venir se faire enregistrer auprès de la Kommandantur la plus proche. En 1944, près de 430 000 prisonniers ont ainsi regagné leur foyer.

 
 
 
 
 


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