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Pour éviter une hausse des prix, le tarif des marchandises est réglementé par l’Etat français. Le 28 juin 1940, c’est le cas de 27 articles vendus en gros aux épiciers. Le 21 octobre 1940, une loi codifie les prix de quasiment tous les produits d’alimentation.
La combinaison d’achats directs dans les magasins par les soldats allemands avec un Reichsmark surévalué de 40 %, la nécessité de nourrir les réfugiés, le manque d’agriculteurs prisonniers de guerre en Allemagne et la mainmise sur les stocks par les services du Ravitaillement Général font que toutes les denrées consommables viennent vite à manquer.
Il faut faire la queue dans les magasins pour être servi et les tickets de rationnement ne sont pas toujours honorés, notamment pour des problèmes de délai de livraison de la marchandise. Ce sont les « jours sans viande », « jours sans beurre »…
Dans les Provinces, qui sont souvent excédentaires en matière agricole, c’est d’autant plus incompréhensible pour la population civile. En fait, une partie de la production est automatiquement réservée pour l’occupant selon les conventions de l’armistice ou dirigée vers les départements de la région parisienne.

 
 
 
 

Toutes ces restrictions favorisent le « marché noir », c’est-à-dire la vente directe au consommateur par le producteur ou par l’intermédiaire d’un grossiste, sans utiliser les tickets imprimés par les services du Ravitaillement Général. Les marchands de beurre-œufs-fromage - les « B.O.F. » - s’enrichissent.
En effet, les prix des marchandises vendues au marché noir sont libres et bien supérieurs à ceux fixés par l’Etat, ce qui permet aux vendeurs et aux grossistes de réaliser des profits importants. Seulement cette pratique, qui permet aux plus riches de bien manger tout en diminuant les stocks distribués au reste de la population, est interdite. Les distributeurs qui se font prendre par les gendarmeries allemandes et françaises peuvent recevoir de fortes amendes et même être envoyés en prison. Ils risquent alors de faire partie des otages qui seront déportés ou exécutés en cas d’attentat.

 
 
 
 
 


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