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Dès le début de l’Occupation, les Allemands, qui manquent d’ouvriers pour remplacer les hommes engagés au combat, ouvrent des bureaux de placement pour inciter les Français à aller travailler en Allemagne. Ils lancent des campagnes de recrutement par la presse et par voie d’affichage qui promettent aux travailleurs volontaires un salaire égal à celui des ouvriers allemands, les mêmes avantages sociaux ainsi qu’une prime d’éloignement. Les travailleurs volontaires sont cependant assez peu nombreux à se présenter.

 
 
 
 

L’attente du retour des prisonniers de guerre en France est longue des deux côtés. Le gouvernement français et les autorités allemandes tombent d’accord sur le principe d’un échange : prisonniers de guerre contre ouvriers. La « Relève » est instaurée en juin 1942 par Pierre Laval et sa promotion est assurée par les Offices Départementaux du Travail relayés par la presse locale. Le départ de trois ouvriers volontaires français en Allemagne permet le retour d’un prisonnier de guerre français.
Le système de la relève ne fonctionnant pas suffisamment avec seulement des volontaires, le gouvernement français promulgue une nouvelle loi sur l’utilisation de la main d’œuvre le 4 septembre 1942 : tous les hommes entre 18 et 50 ans et toutes les femmes célibataires de 21 à 35 ans peuvent être « assujettis à effectuer tous travaux que le gouvernement jugera utiles, dans l’intérêt supérieur de la nation ». Des dizaines de milliers d’ouvriers spécialisés et de manœuvres sont ainsi envoyés en Allemagne à partir du 15 octobre 1942. Ils sont soient désignés par des commissions franco-germaniques qui passent directement dans les entreprises, soient désignés par les mairies qui doivent fournir des quotas.

 
 
 
 

Début 1943, il devient difficile de trouver encore des ouvriers qui ne soient pas indispensables à l’économie française.
Le gouvernement français se tourne alors vers sa jeunesse pour satisfaire les besoins de main d’œuvre considérables de l’industrie allemande. Le Service du Travail Obligatoire (S.T.O.) est mis en place en France par la loi du 16 février 1943. Les jeunes hommes français nés entre le 1er janvier 1920 et le 31 décembre 1922 doivent se faire recenser en mairie, avant d’être appelés à partir travailler en Allemagne pendant deux ans. Début 1944, le recrutement au titre du S.T.O. est étendu aux hommes nés jusqu’au 31 décembre 1924. Cette mesure obligatoire très impopulaire va provoquer l’entrée dans la clandestinité de très nombreux jeunes hommes réfractaires au travail en Allemagne. Un certain nombre d’entre eux rejoindront des maquis.

 
 
 
 
 


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