Accueil  | Quinéville  |  Le Musée et ses horaires   |  Plan d'accès  |  Moteur de Recherche  |  Contacts  |  Liens  |  Livre d'Or

 
 
 
 

Le 30 octobre 1940, six jours après sa rencontre avec Hitler à Montoire, le maréchal Pétain s’adresse aux Français : « Français, j’ai rencontré jeudi dernier le chancelier du Reich. Cette rencontre a suscité des espoirs et provoqué des inquiétudes… Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J’en ai accepté le principe ».
Le maréchal Pétain croit, comme la majorité des Français à cette époque, que la victoire des Allemands est inéluctable et définitive. Il pense pouvoir améliorer le sort des Français et notamment celui des prisonniers de guerre en collaborant avec l’Allemagne. La Collaboration va prendre deux visages : idéologique et économique.

 
 
 
 

La collaboration idéologique, qui prône un fascisme à la française, est soutenue par plusieurs partis politiques français, principalement le Parti Populaire Français (P.P.F.) de Jacques Doriot, un ancien député et dirigeant communiste et le Rassemblement National Populaire (R.N.P.) de Marcel Déat, ancien député socialiste. Elle a ses journaux, notamment Je suis partout, dont Robert Brasillach est le rédacteur en chef, et La Gerbe, d’Alphonse de Châteaubriant et ses intellectuels qui organisent des réunions d’information dans le cadre du « Groupe Collaboration ». Tous trouvent le régime de Vichy trop modéré.

 
 
 
 

La collaboration de l’Etat Français est principalement assurée par Pierre Laval, ancien avocat au barreau de Paris, élu député socialiste en 1914, sénateur en 1927, plusieurs fois ministre et même chef du gouvernement en 1931. De retour à Vichy en avril 1942 comme vice-président du gouvernement, il déclare « souhaiter la victoire de l’Allemagne, car sans elle le bolchevisme s’installerait partout ».
La collaboration sera aussi policière et militaire. Sur ordre du gouvernement de Vichy, policiers et gendarmes français traquent et arrêtent les opposants au régime, résistants, gaullistes, communistes mais aussi les Israélites. La police allemande recrute directement des agents français qu’elle rétribue tandis que les Kommandantur reçoivent environ 10 millions de lettres de dénonciation…

 
 
 
 

La collaboration militaire se déroule en France et sur le front de l’Est. A l’intérieur du pays, Joseph Darnand, ancien combattant très décoré de 14-18 et de 39-40, crée la Milice française le 31 janvier 1943 en zone Sud, chargée principalement de la lutte contre les maquis. Des milliers de combattants volontaires français partent aussi combattre sur le front de l’Est sous l’uniforme allemand, d’abord au sein de la « Légion des Volontaires Français contre le Bolchevisme », puis dans la « Division de Waffen-SS Charlemagne » qui comptera jusqu’à 8 000 soldats. Les derniers d’entre eux se battront jusqu’au 1er mai 1945 dans les ruines de Berlin pour défendre la chancellerie de Hitler. En plus des 130 000 « Malgré-nous », environ 40 000 Français porteront l’uniforme allemand à un titre ou à un autre. Les survivants des partis fascistes, des membres de la Gestapo française, de la Milice et de la division Charlemagne seront exécutés à la Libération ou jugés et condamnés par la suite, souvent à la peine capitale.

La collaboration est aussi économique, notamment pour les chefs d’entreprise producteurs d’armement et ceux qui travaillent à l’édification du mur de l’Atlantique. Ils seront jugés à la Libération dans le cadre de « l’Epuration » et condamnés très légèrement pour profits illicites.

 
 
 


Ce moteur affichera et surlignera le terme recherché, si il est présent dans la page.
Pour vérifier si la page contient plusieurs fois le terme recherché, il suffit de revenir sur le moteur et de lancer la recherche à nouveau.
L'affichage passera de mot identique en mot identique.
Les menus sont intégrés à la recherche pour souligner les chapitres traitant en particulier de l'item recherché.

Précision : le moteur est sensible aux caractères accentués.



   

Consulter le Livre d'Or