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Durant le second conflit mondial, les femmes de quasiment toutes les nations en guerre vont être mobilisées et parfois même devenir de véritables combattantes.
En France, elles sont nombreuses à servir dès 1939 dans la Croix-Rouge, dans les Sections Sanitaires Automobiles et comme infirmières pour les unités combattantes. Les femmes restées au foyer doivent gérer leur famille avec un mari souvent absent, qu’elles doivent parfois remplacer dans les champs et les usines. Les nombreux règlements et interdictions concernant la vie de tous les jours sous l’Occupation transforment la gestion d’une famille en une tâche bien compliquée. Malgré cela, beaucoup d’entre elles s’impliquent en plus dans des associations de solidarité comme le Secours National ou les Comités d’Entraide aux Prisonniers de Guerre. Les femmes entrent aussi dans la Résistance, bien souvent pour passer des messages et faire du renseignement. Celles qui sont prises par l’ennemi sont déportées au camp des femmes de Ravensbrück. D’autres rejoignent le général De Gaulle à Londres et sont intégrées à la Mission Militaire de Liaison Administrative. Ces « Demoiselles De Gaulle », comme on les surnomme, accompagneront les unités militaires alliées jusqu’à la Victoire.

En Allemagne, les jeunes femmes sont très tôt enrôlées dans des mouvements de jeunesse nationale-socialiste. Elles doivent ensuite, comme les hommes, effectuer un Service du Travail de plusieurs mois. Celles qui le désirent peuvent ensuite s’engager dans les trois branches de l’armée (Terre, Air et Mer) ou comme infirmières dans la Croix-Rouge allemande. Elles deviennent téléphonistes, dactylos, télétypistes et aussi servantes de projecteurs dans la DCA. Quand l’Allemagne commence à être envahie par les troupes alliées, le ministre de la Propagande Goebbels lance le Volkssturm. Cet « assaut du peuple » devant mobiliser la quasi-totalité de la population contre les Alliés, des armes antichar individuelles Panzerfaust sont distribuées aux femmes qui se portent volontaires.

En Angleterre, les femmes sont également appelées à servir leur armée dans les WAF (Forces féminines auxiliaires) ainsi que la défense de leur sol dans tous les services de Défense Passive. Les Américaines peuvent s’engager dans les WAAC (Corps des auxiliaires féminines de l’Armée), certaines d’entre elles vont même servir comme pilotes d’avions de transport, notamment pour l’approvisionnement en sang pour les blessés. En URSS, les femmes volontaires peuvent devenir des combattantes à part entière dans toutes les armes. Elles formeront des unités entières dans l’infanterie, les blindés et l’aviation. Certaines deviennent de redoutables tireurs d’élite et se spécialisent dans l’élimination des officiers allemands tandis que d’autres se battent dans des unités de partisans en arrière des lignes allemandes.

 
 
 
 

Les enfants français vont souffrir de nombreux maux pendant la guerre. La campagne de France qui a fait 92 000 victimes dans l’armée française en 1940 cause l’apparition des familles monoparentales. Bien souvent l’aîné de la famille doit travailler plus tôt pour prendre en charge ses frères et sœurs.

 
 
 
 

Le régime de Vichy est très attentif vis-à-vis de sa jeunesse qu’il voudrait éduquer selon des principes traditionalistes. Un portrait du maréchal Pétain est affiché dans chaque salle de classe et les enfants doivent chanter tous les matins l’hymne au chef « Maréchal, nous voilà ! ». La « Fête des Mères » est instaurée par l’Etat.

 
 
 
 

Mais le rationnement de l’alimentation, la disparition régulière des étalages de certains produits, comme le lait, causeront des carences alimentaires et le rachitisme chez de très nombreux enfants qui seront plus sensibles aux maladies comme la polio et la tuberculose. La fragilité des enfants est aussi due au manque de combustible de chauffage pendant l’hiver.
En 1943, les enfants français sont mobilisés dans la lutte contre les doryphores à raison de deux après-midi par semaine. Ces insectes parasites détruisent une grande partie des récoltes de pomme de terre depuis deux ans déjà, ce qui est catastrophique pour cet aliment de première importance. Par dérision, les Allemands, qui sont de grands amateurs de la pomme de terre, sont surnommés les « Doryphores ».

 
 
 
 

Pour leur part, les adolescents sont régulièrement requis par les autorités allemandes pour effectuer des travaux de défense dans les champs et sur les plages.
La Libération laisse de très nombreuses cicatrices pour les enfants français. Lors des bombardements, des milliers d’enfants ont été tués ou blessés ou sont devenus sans-abri quand leur maison a été détruite. Beaucoup d’enfants juifs ont été déportés et sont morts dans les camps. Des dizaines de milliers d’enfants ont perdu leur père au combat ou dans des camps de concentration et 200 000 environ sont nés en France d’un père soldat allemand qu’ils ne connaîtront souvent jamais.

 
 
 


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